• Dr Charles Faroche - Chirugien-Dentiste

La peur du dentiste

La stomatophobie correspond à la phobie (peur) du dentiste.


Il s'agit souffrance beaucoup plus répandue qu’on ne le pense aux répercussions dans la vie affective, sociale et dans l’estime de soi des personnes qui en sont atteintes. On la définit comme « une terreur irraisonnée de l’acte dentaire » et n’est nullement le signe d’un caprice ni d’une petite peur.


D’après les statistiques dont nous disposons, elle concernerait 10% de la population.


Au cabinet, force est de constater que les femmes et les hommes sont touchés dans des proportions quasi identiques ; cela étant, les femmes admettent quant à elles plus facilement qu’elles sont phobiques.


Quelles sont les conséquences de cette phobie ?


L’absence de contrôle puis de soins dentaires entraînent un délabrement et une détérioration de l’état de santé bucco-dentaire (caries, pulpites plus communément appelée "rage de dents", gingivite par absence ou mauvaise brossage qui peut évoluer vers une parodontite, déchaussement dentaire pouvant entraîner la mobilité des dents jusqu'à leur perte).

Ce délabrement dentaire peut être la conséquence de pathologies générales (cardiaques, rénales, pulmonaires, vasculaires etc..).


Les patients atteints se replient sur eux-mêmes et peuvent se couper de tous contacts avec leurs proches, amis et éviter les sorties en société car la dentition est un critère d’appartenance sociale. Cet état détérioré a donc également des conséquences sur leur vie professionnelle car la dentition délabrée est assimilée à un manque d’hygiène lui même associé à un statut social défavorisé.


Les patients atteints de phobie et dont l’état buccal voire général se dégradent, abusent d’anti douleurs pour ne pas souffrir, se nourrissent d’aliments qu’ils mâchent mal ce qui génère des troubles digestifs. Ils utilisent des « recettes de grand-mère », (alcool et clous de girofle, poches de glaçons). Quand ils commencent à être atteints de névralgie ou que la douleur est devenue insupportable ils franchissent le pas, non pas encore du cabinet dentaire, mais du généraliste pour obtenir des ordonnances d’antalgiques ou d’antibiotiques.


Ce n’est que quand la douleur ne peut plus être calmée ou quand ils découvrent qu’il existe des protocoles pour traiter les patients phobiques, que ces patients désespérés consultent.

Quels peuvent être les traitements pour les patients atteints ?


Il existe des praticiens spécialisés dans la prise en charge des patients phobiques. Ces derniers mettent en place des techniques de prise en charge dès l'entrée au cabinet par un accueil humain chaleureux d'ores et déjà ressenti dans la décoration du cabinet. Un ensemble de traitements peuvent être réalisés en une séance et sans douleur soit sous sédation semi-consciente (gaz MEOPA composé pour moitié de protoxyde d’azote- gaz hilarant et pour autre moitié d’oxygène) soit sous anesthésie générale.

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